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La peine de mort, ou peine capitale, est une peine prévue par la loi consistant à exécuter une personne ayant été reconnue coupable d’une faute qualifiée de « crime capital ». La sentence est prononcée par l’institution judiciaire à l’issue d’un procès.

Sujet devenu tabou, la peine de mort divise encore et toujours. Elle a été abolie en 1981 en France sous François Mitterrand et à l’initiative de l’avocat Robert Badinder. A noter que le même François Mitterrand lorsque qu’il était ministre de la justice pendant les « évènements » d’Algérie, a émis un avis négatif de recours en grâce à de nombreux condamnés à mort.

Robert BadinterAucun dirigeant ne s’est risqué à proposer un référendum sur la question. A ce jour une petite majorité des français est pour la peine de mort, après une baisse progressive durant ces dernières années. Les récents attentats ne sont sans doute pas étrangers à cette recrudescence de « pour ».
Mais les dirigeants des gouvernements successifs, sous la pression des « bien-pensants », des diverses églises, et des « intellectuels » se refusent à demander l’avis de leurs administrés. Tant il est vrai qu’une nomenklatura se disant « éclairée » prétend penser pour le peuple qui selon leurs jugements n’est pas apte à se prononcer sur ce sujet. Le même peuple a pourtant le droit d’élire ces mêmes dirigeants !! C’est sans doute cela la démocratie sélective.

Pour ou contre la peine de mort
Tuer est mal. Soit. Qui l’a dit ? La loi l’a institué en France. Condamner quelqu’un à mort, c’est s’abaisser au niveau du meurtrier selon certains arguments.
C’est renier les valeurs humanistes de l’homme moderne sorti des ténèbres de l’obscurantisme.
Autre argument souvent évoqué : le risque d’erreur judiciaire. C’est effectivement hélas arrivé. Néanmoins pour les cas avérés, ne laissant aucun doute, où l’accusé déclaré sain d’esprit reconnait et assume son crime, la question mérite d’être posée.
On dit également que tous les accusés ne sont pas logés à la même enseigne selon qu’ils soit riches ou pauvres, et donc qu’ils ne disposeront pas d’une défense équitable selon qu’ils auront un avocat renommé ou un avocat commis d’office. Sans compter que l’origine ethnique de l’accusé aurait une influence sur les jurés.
JurésEnfin il est couramment admis que la peine de mort n’a pas ou peu de valeur dissuasive. Que cela n’a jamais fait reculer le nombre de crimes commis.
En fait la question n’est pas là à mon sens. Il est clair que lorsque qu’un quidam commet un crime ou envisage de le faire, il ne se pose pas la question de savoir s’il sera exécuter. Tout simplement parce que tous les criminels actés ou en devenir sont certains de ne jamais se faire prendre.
Si peine de mort il y a, ce n’est pas une dissuasion mais une sanction.
D’un autre côté beaucoup de gens disent qu’en l’occurrence on s’inquiète plus de la situation du criminel que de celle de la victime et des ses proches.
Au nom de quoi un assassin ayant froidement tué une personne innocente aurait droit à la vie alors que lui l’aura sauve ? Accepter cela c’est de facto approuver la peine de mort, surtout pour les victimes.
Je suis atterré par les médias qui se délectent des affaires criminelles, des procès spectaculaires, qui se concentrent uniquement sur la personnalité du tueur, qui dissèquent son enfance et sa jeunesse à la recherches de circonstances atténuantes. Et qui jamais ne se penchent sur les victimes, sur leurs proches, leurs familles, ou si peu.
Bien entendu la gradation du crime commis doit être prise en compte. On parle ici des crimes odieux, crapuleux, ignobles en ce qui concerne la peine de mort.
Il n’est pas question de systémiser, cela va de soi.
Que dire aussi des meurtriers libérés à l’issue de leur peine et qui récidivent ? Et que penser de ceux qui une fois libérés reprennent une vie normale alors que la famille de l’enfant martyrisé, violé, massacré doit vivre avec cette douleur tout en sachant que le criminel vit des jours heureux ?
Qui se préoccupe du malheur des proches des victimes, quel journaliste va les revoir, va en reparler ? Personne.
La justice est passé, les journaux se sont bien vendus, circulez, il n’y a plus rien à voir !!

La pilule

Landru

Landru

Personnellement je n’arrive pas à être contre la peine de mort quand je vois certaines affaires terribles où les familles terrassées assistent impuissantes au procès d’un assassin odieux qui sait que quoi qu’il dise, aura sa tête sauvée. Certes une longue peine de prison est pénible et ne ramènera pas la personne disparue, la peine de mort non plus d’ailleurs. Pour les crimes de sang les plus odieux je suis pour que le condamné ait à sa disposition dans sa cellule un pilule fatale qui lui laisserait le choix de s’éliminer lui-même.
La société se refusant à exécuter un criminel, la famille ou les proches n’ayant pas leur mot à dire, pourquoi ne pas laisser le choix ultime au condamné ?
Ce serait une solution « propre » où la sentence mortelle reviendrait à celui qui voudrait expier son crime.

Les affaires
Nombreuses sont les affaires de crime où le verdict s’est avéré surprenant. Vous trouverez en colonne de gauche quelques exemples de procès plus ou moins célèbres qui ont défrayé la chronique.
Pourquoi un accusé prendra 20 ans de réclusion alors qu’un autre ne fera que 4 ans de prison pour un acte similaire ? Mystère.
Pour chacune d’entre elles vous pourrez donner votre avis en appliquant votre propre verdict. Egalement en haut de colonne de droite vous pouvez voter pour ou contre la peine de mort.