Guy Mauvillain
l’erreur judiciaire

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Guy William André Mauvillain, né le 7 décembre 1919 à La Rochelle en Charente-Maritime et mort le 27 juillet 2003 en Vendée1, est un homme français qui a été victime d’une erreur judiciaire.

L’affaire Mauvillain

Guy Mauvillain

Guy Mauvillain

Le 9 janvier 1975 à 20 h 30 à La Rochelle, Élise Meilhan, professeur de musique retraitée de 76 ans, est sauvagement agressée dans sa maison au 51 de l’avenue Jean-Guitton. Sa voisine entendant des cris, elle avertit les pompiers qui trouvent la vieille femme le crâne fracassé. Avant de sombrer dans un coma définitif, Élise Meilhan lâche un nom au docteur Girard, le médecin qui l’a secourue : « C’est le mari de Mme Mauvillain, l’infirmière… ».

Guy Mauvillain est arrêté le jour même puis relâché, faute de preuve. Mais, le 28 février, jour du décès d’Élise Meilhan, il est à nouveau interpellé, inculpé de meurtre et écroué. Après une instruction bâclée (le juge s’appuie sur le fait que Guy Mauvillain, alors comptable sans emploi, fut 25 ans auparavant condamné pour proxénétisme hôtelier, complicité de cambriolage et vol de voiture), un procès d’une demi-journée et un délibéré d’une demi-heure, il est condamné le 25 novembre 1975 par la cour d’assises de Saintes à dix-huit ans de réclusion pour le meurtre d’Élise Meilhan.

Un comité de défense, appuyé par la Ligue des droits de l’homme, demande une révision du procès. Maître Jean-Yves Dupeux, l’avocat de Mauvillain, forme ce recours en révision fondé sur deux éléments nouveaux, le témoignage de la voisine qui dit avoir entendu Mauvillain s’affairer dans sa cuisine le soir du crime, et l’expertise de neurologues et de neurochirurgiens qui doutent du degré de lucidité de la victime. Par deux fois cette demande est refusée, au motif qu’à cette époque le code de procédure pénale imposait de prouver son innocence pour obtenir une révision de son procès.

En juillet 1981, le nouveau garde des Sceaux Robert Badinter, dont l’associé Jean-Yves Dupeux est l’avocat du Mauvillain, signe sa suspension de peine, peu après une contre-enquête menée par le chroniqueur judiciaire Paul Lefèvre.

Le 18 juillet, Mauvillain sort de prison. Le 20 octobre 1983, le verdict de Saintes est cassé à la demande de la chancellerie « dans l’intérêt de la loi et du condamné », s’appuyant sur l’irrégularité de la procédure de tirage au sort des jurés. Il est rejugé et acquitté le 29 juin 1985 par la cour d’assises de la Gironde.
Finalement, la justice accorde comme indemnisation à Guy Mauvillain 400 000 francs de dommages et intérêts.

Verdict Guy Mauvillain

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