Lionel Cardon
l’ennemi public

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Lionel Cardon

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Parcours criminel

En 1978, Lionel Cardon est condamné à dix ans de réclusion pour des vols à main armée. En mai 1983, il bénéficie d’une libération conditionnelle. Le 11 octobre 1983, il est soupçonné d’avoir tué un couple de médecins de Pessac en Gironde. François-Xavier Aran, chirurgien, est retrouvé dans sa maison ligoté et bâillonné dans la baignoire, étranglé par un câble électrique. Son épouse Aline, anesthésiste, est retrouvée le 28 octobre dans un bois, tuée par une balle de 7,65 à bout touchant.
Alors qu’il est en cavale et se sait recherché, il prend la fuite à l’occasion d’un contrôle de routine alors qu’il roule à moto place de la Concorde dans la nuit du 21 au 22 novembre 1983. Il est pris en chasse par le motard Claude Hochard qui fini par le rattraper dans le bois de Boulogne. Cardon lui tire alors deux balles dans la poitrine et le tue.

Arrestation

En fuite, Cardon contacte l’Agence France-Presse, il revendique la légitime défense vis-à-vis du meurtre du policier et se dit étranger à la mort des Aran. Le 24 novembre 1983, Cardon se réfugie au 59 rue Nicolo dans le 16e arrondissement de Paris, dans le cabinet de l’avocate Nicole Dreyfus qui avait été partie civile contre lui lors de son procès. Il la garde en otage et l’oblige, sous la menace, à téléphoner à la journaliste Annette Kahn, qui avait écrit un article sur lui qui lui avait déplu, pour la faire venir dans le cabinet sous un prétexte.
Des voisins ayant trouvé Cardon suspect préviennent la police. Assiégé, ne voyant aucune issue, Cardon songe à se suicider. Après des négociations de plus de sept heures, Nicole Dreyfus finit par le convaincre de se rendre. Cardon est arrêté et incarcéré.

Procès et condamnations

Cardon est condamné pour l’assassinat du brigadier Hochard à la réclusion à perpétuité le 16 avril 1986. Le 1er décembre 1986, il comparaît devant la cour d’assises de Bordeaux pour le meurtre des époux Aran. Ce même jour il fait une tentative de suicide qui fait interrompre le procès jusqu’au 10.
Le 14 décembre 1986, il est condamné, pour la deuxième fois, à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 18 ans. Au cours de l’instruction, il déclare ne pas avoir tué les époux Aran, rejetant la responsabilité sur un couple (« Patrick et Isabelle ») qui n’a jamais pu être identifié par l’instruction. Lionel Cardon a été reconnu coupable du meurtre d’Aline Aran, mais seulement de complicité pour le meurtre de François-Xavier Aran.

Parcours carcéral

Le 1er mai 1989, Cardon tente de s’évader de la Maison d’arrêt de Fresnes avec un codétenu.

Le 15 octobre 1991, en compagnie de Thierry Étienne, Cardon prend en otage un gardien avec un couteau de cantine à la Maison centrale de Saint-Maur.

En octobre 2012, il bénéficie d’un régime de semi-liberté lui permettant de sortir de la maison d’arrêt en journée. Il a le projet d’ouvrir une salle de boxe dans la région toulousaine et souhaite se réinsérer en tant qu’entraîneur de boxe mais son casier judiciaire l’empêche de passer ses diplômes d’entraîneur et, faute de financement, son projet avorte.

En 2013, ne respectant pas le régime de semi-liberté, il est recherché et finalement arrêté le 22 octobre 2015 près de Nice. Il reconnaît être l’auteur en août 2015, de deux braquages avec séquestration, dans une bijouterie à Muret et à la poste de Seysses, dans le but d’avoir l’argent pour ouvrir sa salle de boxe.

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