Récidive

La récidive de meurtriers ou violeurs est un problème majeur qui semble être mal géré par les autorités.
Nombreux sont ceux qui sortis de prison ont récidivé quelques jours, semaines ou mois après leurs libérations. Certes tout le monde a droit à une seconde chance dans le but de se réinsérer dans la société. D’aucuns disent : une deuxième chance de tuer, de violer ? Il existe également de rares cas ou des récidivistes ont été condamnés deux fois pour le même genre de fait, puis ont encore recouvré la liberté !!
Manifestement il y a un manque de suivi de ces individus réputés dangereux. La justice, peut-être faute de moyens, considère qu’une fois la dette payée à la société, la gestion du libéré n’est plus de son ressort.
Dans certains cas notoires c’est jouer avec le feu, et hélas d’aucuns commettent de nouveau l’irréparable. Comment gérer ces cas ? Difficile de légiférer en général, et quasiment impossible, compte tenu des moyens nécessaires, de suivre ces individus en continu au cas par cas.
Toutefois il est possible et même souhaitable qu’un minimum de mesures soient prises, ne serait ce qu’en considération des victimes ou de leurs familles.
Ci-dessous une affaire typique qui mérite réflexion :

« Lille : le meurtrier sort de prison, elle placarde des affichettes
>France > Nord > Lille|09 juillet 2011, 19h07|50
Lille
Dans le quartier de Fives, à Lille, quelque 200 affichettes avertissent les riverains du retour d’un homme, sorti récemment de prison : « Il va vivre dans votre quartier et côtoyer votre vie quotidienne, et celle de vos enfants ». Ces affichettes ont été placardées par la mère d’une jeune femme tuée en 2003 par ce même homme, âgé d’une quarantaine d’années, qui a bénéficié récemment d’une libération conditionnelle et est revenu habiter dans ce quartier proche du Vieux-Lille où elle réside.

«Il n’y a même pas eu de mesure d’éloignement, on peut se rencontrer à tout moment, dénonce Annick de Muer. Je veux que les gens soient au courant qu’ils vivent à côté d’un assassin». Le tribunal d’application des peines lui a imposé «des mesures de contrôle très strictes», lui interdisant notamment de rencontrer la mère de la victime, de se rendre dans les quartiers où elle réside et travaille, précise le procureur de Lille, Frédéric Fèvre.

Une libération conditionnelle contre l’avis du parquet

La fille d’Annick de Muer, qui avait 21 ans, a été tuée par son compagnon de 27 coups de couteau dans la nuit du 17 au 18 avril 2003. L’homme a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par les assises du Nord fin mars 2006. «Il a pris 15 ans, il a fait 8 ans, moi j’ai pris perpet’, ma fille ne reviendra pas», ajoute-t-elle, consciente des conséquences si le meurtrier de sa fille porte plainte.

L’homme a obtenu une libération conditionnelle contre l’avis du parquet et est sorti de prison le 5 juillet, souligne le procureur de Lille. Il ajoute que le parquet a fait appel, et demandé à la cour d’appel que le dossier soit examiné «très rapidement». Selon Annick de Muer, une expertise psychiatrique réalisée il y a quelques mois décrivait le meurtrier de sa fille comme dangereux et pouvant récidiver, une autre réalisée quelques mois plus tard par la même psychiatre disait l’inverse. .

Selon une source proche du dossier, une expertise neurologique a établi qu’il n’est plus dangereux du fait d’une pathologie qui lui enlève toute initiative, à la suite d’une tentative de suicide par pendaison en détention. «Les médecins peuvent dire ce qu’ils veulent, qu’il est malade, moi aussi je suis malade, ça fait huit ans que je suis sous cachets, je n’arrive pas à m’en dépêtrer, répond Annick de Muer, je suis malade de savoir que ce monsieur est dehors».